29.03.2008
Voyage en Syrie, septembre et octobre 1998
Dimanche 18 octobre, à Damas
Réveil assez tard aujourd’hui. Notre motivation décline. Clovis et moi sommes allés au musée archéologique de Damas qui est magnifique. Louis a dormi et s’est ensuite occupé de sa valise laissée chez la sœur de sa prof d’arabe. Nous avons ensuite attendu Louis derrière la mosquée des Omeyades avec Nicolas. Louis est arrivé après un long moment.
De là nous avons décidé de nous rendre tous ensemble au hammam Nur Ad Din. Endroit délicieux, très propre, très beau. Raffinement arabe. Nous passons de salles en salles où nous nous lavons, nous nous jetons de l’eau glacée sur le corps. Il y avait également deux petits bassins d’eau froide où nous pouvions nous rafraîchir avant de retourner dans la chaleur bénéfique de la vapeur d’eau. Quand vous êtes sec, la serviette que vous avez autour de la taille vous est enlevée par un genre d’eunuque très prévenant. Après cela nous avons dégusté un thé accompagné de bonnes cigarettes avec des serviettes sèches sur tout le corps.
Rendez vous avec des chrétiens dans une église de Damas. La messe est une occasion pour se rencontrer pour les syriens chrétiens et toutes les femmes y sont magnifiques. Elles sont très bien habillées.
Petit narguilé avec nos amis chrétiens derrière la mosquée et prétextant un rendez vous, retour à l’hôtel pour aller dîner avec Patrice et Philippe (les deux français du début de l’histoire que nous avions perdu à un moment et que nous avons retrouvé un peu plus tard). Il y avait aussi Nicolas et Alexandre.
Journée de shopping, de glande et de repos. C’est bon.
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28.03.2008
Voyage en Syrie, septembre et octobre 1998
Samedi 17 octobre, à Damas
La veille Nicolas et Adeline nous avaient parlé du régime syrien et de son administration et aujourd’hui nous en avons eu la démonstration. Depuis cette histoire de Jordanie et d’autorisation de transit nous devions absolument avoir des papiers en règle. Nous nous sommes donc rendus au poste d’immigration à côté de l’université où ils nous ont dit d’aller ailleurs. Nous sommes donc partis très énervés vers la place Merje et en ce qui me concerne je trouvais ça très pénible, je n’aime pas les situations pesantes qui semblent insolubles. Arrivés place Merje les fonctionnaires en place nous ont conseillé de retourner d’où nous venions. C’était kafkaien. Cela m’a fait penser au film Brazil. Des papiers, des bureaux, des gens partout dans les étages, des allés et venues, des larmes, des supplications, des espoirs, des disparitions… Heureusement qu’à un moment un militaire présent dans le bâtiment administratif nous a paru compréhensif et la situation a commencé à se débloquer. Nous sommes donc allés dans le bureau 5, puis au deuxième étage, puis à celui de droite au premier étage, puis le deuxième à droite, puis au rez de chaussé, puis au premier, puis au 5ème, puis au 4ème, puis au 5ème, puis au 4ème et enfin au 5ème où un colonel fatigué par l’ennui nous a accordé une autorisation de séjour de quelques jours supplémentaires. C’était ahurissant, il n’y avait aucune organisation, aucune logique. Nous passions d’un bureau à un autre afin d’y recueillir des signatures qui nous autorisaient à passer dans d’autres bureaux et cela sans fin jusqu’au dernier bureau providentiellement favorable. Vers 13 heures nous étions en règle et soulagés de l’être.
Nous nous sommes ensuite rendu chez Elie Achkard, un ami d’Adeline qui tient une boutique d’objets artisanaux syriens près de Bab Sharki. Nous nous sommes installés au fond de la boutique et nous avons bu le thé tout en discutant. Louis et Clovis ont acheté beaucoup de babioles, moi rien.
De là nous sommes allés dans une verrerie artisanale. L’endroit était magnifique. Il y avait trois artisans autour d’un brasier et ils soufflaient dans des pailles en métal au bout desquelles se trouvaient des boules de verre en fusion et les objets quotidiens et vivants et uniques prennaient forme sous nos yeux. Nous sommes restés longtemps à côté d’eux, à boire du thé offert par la maison, à flaner, à rêver. Nous avons alors acheté de nombreux verres pour la France.
Retour au magasin d’Elie Achkard afin de retrouver Adeline. De là nous sommes partis dîner dans un restaurant arménien. Adeline nous a raconté des histoires invraisemblables d’initiation aux rites aborigènes en Australie ainsi que ses reportages sur l’île de la Réunion et sur une île du Pacifique. Intéressant.
Puis godet. Puis retour à l’hôtel bien fatigué où nous avons eu une discussion à propos d’Adeline et de sa mauvaise foi quand à la situation des chrétiens en France…
19:14 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : syrie, artisanat, administration, chrétiens