29.07.2008

fenêtre d'été

Heureuse tristesse que celle de l'amour...
Everest de l'autre moi tant aimé
et surdité au mutisme quotidien.
 
Larmes d'un autre temps escaladent
mon visage et sa mélancolie heureuse
me transporte loin des rivages adulés
 
de la solitude. 

24.06.2008

Source

Flagrantes snoberies
 
me rient.
 
Messages d'ailleurs
 
convolent.
 
Mirages toujours
 
voltigent.
 
Et moi je me baigne, nu comme un propriétaire de rien
 
dans l'eau claire de ma jeunesse
 
qui part. 

15.04.2008

féeries pour plus tard

Je suis un mirage abandonné des regards

un long soupir de punaise blasée.

 

J’ai rêvé trop fort

j’ai bandé trop tôt.

 

Derrière mes pantomimes

se cache une étoile brisée,

 

adieu soleil nouveau

bonjour matin de nuit blanche

 

éternel.

07.04.2008

printemps

Voici les beaux jours, ô les beaux jours !
obligé d'écouter un langage abscons 
aux terrasses des cafés ensoleillés
alors que les sexes plats se pavanent...
Regrets du lointain automne aux mille couleurs fanées,
adieu hiver solide, propre à la méditation existentielle.
Voici venus les longs mois difficiles de lente chaleur hostile. 

31.03.2008

Appel

Atteindre le vide avec ses jambes et au pas
sentir son poids inexistant
voler les cheveux en bas
et mourir sur le sol jonché d'oiseaux de printemps. 

03.03.2008

Maximum

Derrière un arbre
une bouteille cassée d'alcool vide à la main
le long du fleuve vert et
en plein soleil du matin
l'oeil retourné
la main gauche vissée sur une photographie sombre de femme
qui regarde une enfant
une mauvaise cigarette aux lèvres
seul
furtivement
il se jette le tesson à la gorge
l'artère explose de sang
courageusement et las
il glisse dans l'eau froide
de son dernier lit 

27.02.2008

capucine

Elle est bête comme un sucre, une gourmandise
ma maladive rousse
je me tais
elle est belle et vierge
jeune
je suis boue rose hémoglobine
elle boite de ses yeux bleus
elle a des seins
je ne suis qu'errances et pâles érections
un rideau rouge nous sépare
je m'avorte d'exister. 

26.02.2008

regards

Je l'ai revue
trois poils isolés entre nous
toujours ses yeux opaques
malgré sa folie
je veux l'entendre nue
glisser mon nom à la face de la lune. 

25.02.2008

reflets

Le vide comme fiancée
vertiges.
Un écran une boite un tube, cathodique
pour épouse.
Un rêve éparpillé par un cauchemar diurne
alcools.
Une solitude heureuse
avec l'Ailleurs en bagage
je suis l'abandonné rieur de mon exsitence rouge. 

le cinquante

Le rouge est tombé
ses lèvres sont pâles
mais ses fesses rebondissent sous ma paume.
Il y a une étincelle
éteinte par deux onces de stupeur.
elle s'envole.
Je me masturbe. 

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