Page d'accueil | 2008-03 »

27.02.2008

capucine

Elle est bête comme un sucre, une gourmandise
ma maladive rousse
je me tais
elle est belle et vierge
jeune
je suis boue rose hémoglobine
elle boite de ses yeux bleus
elle a des seins
je ne suis qu'errances et pâles érections
un rideau rouge nous sépare
je m'avorte d'exister. 

26.02.2008

regards

Je l'ai revue
trois poils isolés entre nous
toujours ses yeux opaques
malgré sa folie
je veux l'entendre nue
glisser mon nom à la face de la lune. 

25.02.2008

reflets

Le vide comme fiancée
vertiges.
Un écran une boite un tube, cathodique
pour épouse.
Un rêve éparpillé par un cauchemar diurne
alcools.
Une solitude heureuse
avec l'Ailleurs en bagage
je suis l'abandonné rieur de mon exsitence rouge. 

le cinquante

Le rouge est tombé
ses lèvres sont pâles
mais ses fesses rebondissent sous ma paume.
Il y a une étincelle
éteinte par deux onces de stupeur.
elle s'envole.
Je me masturbe. 

24.02.2008

réaction

Entre les bras de mon père

et la mer de glace

je ris de la stupeur

mais dévale la montagne

jusqu’à ce que son cri mâle

me tire de ma folie enfantine

20.02.2008

on va s'cloner

parlé

Un jour j’en ai eu marre

De mon taf de connard

J’voulu me suicider

Tellement j’étais blazé

Mais avant d’en finir

J’ai rencontré un sbire

Q’avais les mêmes pensées

Mais pas les mêmes idées :

Y m’a dit : Roberto

Te jette pas dans l’eau

C’est fini le travail

J’ai un bon plan sans failles

J’y dit : c’est quoi ton truc ?

Y’me dit : t’inquiet’ t’occup’

Toi et moi mon bébé :

chanté

On va bientôt s’cloner !

 

A nous les jours de branle

Alors qu’nos clones s’étranglent

Finie la paperasserie !

Plus d’impôts ! plus d’ennuis !

 

Refrain

Avec mon pote René

On a voulu s’cloner !

Tu vois d’ici l’idée

On était emballé !

 

Professeur multiplix

Un gars qu’avait fait l’X

Avait besoin d’cobaye

On a dit oui, bye-bye !

refrain

Allongé on était

Impatient on rêvait

Dans les bras des seringues

Finie la vie de dingue !

refrain

Mais le bonhomme X

Avait des idées fixes

Et pour avoir la paix

Nous bâillonna au frai

refrain

Quand je me suis réveillé

J’étais tout horrifié

A la place de mes couilles

rien ! restait, que ma nouille !

refrain

Quand j’ai vu le René

Mon Dieu j’étais vexé

Il avait aux oreilles

mon plus cher appareil !

refrain

Sans boules, j’peux travailler

Et j’y suis retourné

René avec sa tête

Pointe avec une casquette !

19.02.2008

médecinée

  Hiver et ciel blancs sous un soleil orange,

l’arbre est planté dans la terre adipeuse.

Fantômes.

Son regard est plat, envoûtant.

C’est un médecin femme et fou.

Nue dans les branches qu’elle agite

elle se caresse.

Ses hautes chaussures à talons en velours

glissent et tombent.

Elle rit.

18.02.2008

grosse poire

J’suis parti un matin

le cigare à la main

j’suis revenu le soir

avec une grosse poire

 

refrain

Misère misère

tu m’as mis par terre

Ah ! j’aurais jamais dû

courir après ton cul

 

elle était dans la rue

elle faisait le pied de grue

 elle m’a demandé un balle

j’y ai filé mes baballes

refrain

Après elle a bouffé

comme une forcené

moi j’ai encore raqué

L’commençait à me fair’ chier !

refrain

L’a voulu voir la Seine

moi ça me faisait d’la peine

mais elle insistait

J’la amené à Beauvais

refrain

La gourde voulu s’marier

j’me suis bien fait prier

et connement j’ai dit oui

qu’est ce que j’avais pas dit !

refrain

Puis l’a voulu des chiards

Ca alors c’est connard

Deux par deux qu ‘elle les faisait

J’savais plus qui j’étais

refrain

Vint l’heure de la retrait’

v’la une bonne chose de faite

mais c’était pas fini

car elle pissait au lit !

refrain

J’en ai eu plus que marre

fallait que je me barre

mais elle m’avait compris

et c’est elle qu’est partie 

refrain

C’est pourquoi si tu vois

une gonzesse dans un bois

tu peux y fout’ une claque

D’la part du bon vieux Jacques !

 

17.02.2008

épine

J'ai une pointe de sang
qui perce mes habits bleus.
C'est chaud et rouge
et m'inonde graduellement.
 
Une petite aiguille est plantée là
sur mon coeur bombé.
Le sang glisse dessus
comme de la pluie sur un toit.
 
Celui qui l'a plantée
a un regard banal
possédé par un visage hanté
et connaît une destiné fatale. 

16.02.2008

volupté

Aujourd'hui, j'ai mis mon beau pull over.
Il sent bon la lessive et sa laine est douce.
Je ne porte rien d'autre que ce vêtement.
Je me promène heureux sous le soleil
de la plage, ivre du bruit des vagues.
Je jette un galet dans l'eau, plouf.
La police me guette, s'approche,
m'attrape, m'habille puis me verbalise.
Etre nu sous mon pull est un luxe
que je m'offre chaque année en hiver. 

Toutes les notes